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Netbook vs ultraportble

La sortie des nombreux Netbook, ces PC ultra-portables à bas coût ne peuvent qu’exciter les convoitises, surtout si l’on a déjà touché à ce type de machine.

C’est très petit, léger, relativement autonome et bien plus puissant que le meilleur des PDA ou iPhone.

A la mode il y a quelques années certains ultra-portables sont arrivés en France dont le Fujitsu Siemens Lifebook P2020 (un Fujitsu Loox T5 japonais bridé). Ses dimensions sont en tous points identiques aux stars actuelles telles les Asus EEE PC901 ou Acer Aspire One. Les ventes n’ont pas été au rendez vous principalement à cause d’un prix élevé. Tout le contraire des Netbook qui ont l’argument du prix à faire valoir.

 

Fujistu-Siemens Lifebook P2020                                            Acer Aspire One A150

 

Il serait intéressant de les comparer pour voir comment le concept du PC de (grosse) poche a évolué.

 

Comparatif des fiches techniques respectives

 

Premier constat : le prix ! Tout simplement divisé par 5. Pour le reste à part des changements liés au processeur, la quantité de mémoire et à la taille du disque dur les différences sont plus minimes.

 

D’un côté, beaucoup de ports USB et un esprit plus communiquant (Wifi/Ethernet, Webcam et micro), de l’autre une machine clairement multimédia (sortie son pour être connectée à une chaine HiFi, sortie TV, Firewire et lecteur DVD).

 

Les processeurs choisis l’ont été car il était de type basse consommation. Le Transmeta Crusoe est le précurseur, il se permet d’être « non compatible PC », donc de fonctionner grâce à une couche logicielle qui convertie les jeux d’instructions classiques (x86) vers celui compris par le Crusoe. C’est très original mais la puissance revendiquée n’était pas au rendez-vous. Ce processeur n’est pas équipé de ventilateur car il chauffe peu.

L’Intel Atom lui est également optimisé basse consommation, encore plus que les Centrino mais à le défaut de chauffer plus donc d’avoir besoin d’un ventilateur mais offre des performances très décentes. Les applications les plus modernes fonctionnent correctement (Lightroom, Photoshop, Windows Media Player). Bravo ! On attend la réponse d’AMD dans cette gamme de processeurs.

 

Côté évolutivité la logique est différente, l’Acer Aspire évoluera plutôt via ses ports USB. Le P2020 lui table sur son port PCMCIA cardbus, ce qui lui donne accès à des cartes Wifi 108Mbits, Ethernet et même aux lecteurs de cartes multiformats (Compact Flash, SD card, etc…).

 

L’écran grandit en terme de dimensions mais régresse côté résolution puisque l’on près de 250 pixel en largeur sur le dernier venu…

Un mot sur la qualité de l’écran proprement dite qui est bien meilleure sur l’Acer malgré une dalle brillante qui reste très lisible en plein soleil alors que celle du P2020 pourtant matte est illisible en extérieur. Le manque de puissance du rétro éclairage est donc flagrant.

 

A y regarder de plus près le Fujitsu Siemens P2020 était un PC portable en réduction, certes tourné vers le multimédia mais classique. L’Acer Aspire One est un vrai Netbook puisqu’il mise tout sur la portabilité sans vouloir singer un PC portable classique (15 pouces ou plus).

 

- Que vaut l’Acer Aspire One A150 dans la vie réelle ?

Disponible en deux version : Linux et Windows XP. J’ai fait le choix de la version Windows puisque c’est un environnement que je connais.

 

La machine s’avère rapide et équilibrée. Windows XP fonctionne de manière souple et sans accroc contrairement à ceux qui l’avait testé sur la version A110. Les 1Go de mémoire et surtout un disque dur à la hauteur font une sacré différence.

 

Le clavier est bon même si certaines touches s’avèrent un peu petites (curseurs). Le touchpad est correct mais je ne suis pas un grand fan de ce type de dispositif de pointage.

 

Les logiciels courant fonctionnent à merveilles (Windows Media Player 11, Internet Explorer 7). Office 2003 tourne également sans aucun ralentissement. Les logiciels de retouches que j’utilise (Photoshop 7.0, Lightroom 1.4, Real Draw 4) fonctionnent très correctement. On est surtout gêné par la résolution limitée de l’écran qui plafonne à 1024x600. Entre les barres d’outils et de titre, il ne reste plus grand-chose pour voir son image ou naviguer.

Certains logiciels refuseront de démarrer tel que Digital Photo Professionnal qui exige une résolution minimale de 1024x768. Il existe une astuce permettant de le faire démarrer mais l’écran sera compressé dans la hauteur et les textes seront plus difficiles à lire.

 

Lightroom 1.4 sur Acer Aspire One

 

Le son est plus que correct, surtout au casque. Il manque le line out ce qui interdit toute connexion sur une chaine Hifi…

 

La partie micro et webcam fonctionne très bien avec MSN Messenger. La distorsion assez importante de la caméra ainsi que la focale grossissent un peu le visage mais ce n’est pas dramatique. Après un petit régime, il n’y paraitra plus.

 

La partie communication est de bonne facture avec un Wifi sensible mais qui a besoin d’un petit passage par TCPOptimiser pour passer d’un débit de 300Ko/sec à plus de 1.5Mo/sec.

 

Le vrai point noir de la machine est son ventilateur qui peut s’avérer très bruyant. La machine actuelle est partie en échange chez le constructeur car le bruit est tout simplement insupportable. On est très loin d’un doux ronflement. On croit plutôt reconnaître le bruit d’un vieux PC datant de Windows 95 avec une tour métallique bien vibrante. C’est un problème mais il ne touche pas tout le monde, donc il ne faut pas le généraliser mais il existe.

Le SAV Acer reconnaît le dysfonctionnement et n’a pas besoin de se faire tirer l’oreille pour demander l’échange.

Des bidouilles logicielles existent pour réduire à zéro le bruit, rendant alors le One tout simplement ultra silencieux. Le disque dur est d’un silence total ce qui est exceptionnel (modèle Hitachi).

Le modèle testé montait à 56°C stable (mesure faite avec Speed Fan) avec le CPU à 100% sur les deux cœurs pendant plus de 30 minutes ce qui est satisfaisant.

En usage courant on est à 46°C.

 

Points positifs

- Le bon fonctionnement du couple Windows XP / Acer Aspire One

- L’écran qui reste lisible en toutes conditions

- Le processeur assez véloce

- Le clavier

- Ses dimensions et poids (1kg)

- Le Wifi rapide (une fois passé par TCP Optimiser) et sensible

- Le disque dur totalement silencieux

- L’autonomie correcte

 

A améliorer

- Le bruit de ventilation (sur le modèle d’essai)

- Le touchpad est bon, les boutons gauche/droite un peu moins car trop durs

- La résolution de l’écran limitée à 1024x600

- L’absence d’un CD de restauration

- Le câble d’alimentation du transfo extrêmement lourd mais on peut le remplacer par un câble standard ce qui ramène le couple transfo/câble à des dimensions très réduites.

 

Je n’hésiterai pas à faire le point concernant le bruit lorsque j’aurai reçu mon nouvel A150. Défaut quasi isolé ou vrai problème ? Réponse dans une quinzaine de jours.

 

- Que vaut le Fujitsu Siemens P2020 dans la vie réelle ?

Equipé de 128Mo de mémoire partagée pour partie avec le système de conversion logiciel permettant au processeur Crusoe de fonctionner sous environnement Windows on arrive vite à un problème insoluble : le manque de mémoire flagrant.

On a beau optimiser au maximum Windows, ne fonctionner qu’avec une seule application. La machine mouline joyeusement ce qui la ralentie considérablement. Il est donc interdit d’être pressé. On ne peut pas gonfler la mémoire sur la version européenne ce qui est une grave erreur.

Par contre, en lecture vidéo et audio (grâce à TCPMP), on a une machine souple apte à être connectée à une télévision en S-Video et chaine hifi pour servir de plateforme multimédia, le Wifi faisant le reste.

 

Les logiciels courants ainsi que quelques gros poids lourds tels que Photoshop 6.0 ou Capture One 3.8 fonctionnent également sans trop d’accroc.

La lecture DVD est fluide et les touches d’accès rapides sous l’écran permettent de transformer la machine en lecteur DVD portable convivial.

 

L’écran affiche une belle résolution (1280x600) mais souffre d’un manque de hauteur ce qui rend l’affichage globalement petit. Le rétro éclairage est assez faible donc la lecture en plein soleil est tout à fait impossible.

 

Points positifs

- L'absence de bruit. Un véritable PC "Fanless"

- Le lecteur DVD ROM avec touches d’accès rapide (lecture, avance rapide, etc…)

- Les sorties audio et vidéo

- La résolution (1280x600)

- L’absence de bruit lorsque le disque dur est au repos

- Un échauffement limité

- Le couple système de pointage et clavier vraiment excellents

- Le port firewire 400 et le port PCMCIA Cardbus

- Un modem 56K ce qui est toujours une roue de secours pour se connecter à Internet.

 

A améliorer

- Le manque flagrant de mémoire qui en plus ne peut pas évoluer. Le point noir de la machine.

- Le disque dur de 15Go

- Le prix de la batterie de rechange

- Le retro éclairage de l’écran inefficace en plein soleil

- L’USB 1.1

- L’absence de prise Ethernet ou Wifi d’origine

 

- Un Netbook remplace-t-il un PC portable ?

Non si l’on veut aller plus loin, par exemple jouer, passer des heures à taper des documents ou tout simplement à les lire. En machine principale ce n’est pas la bonne option. Les dimensions réduites deviennent vite fatigantes. A prix quasi-égal un PC portable est plus performant et agréable grâce son grand écran mais plus encombrant et lourd.

Oui, si l’on possède une autre machine hautes performances (Dual Core, 2Go de mémoire,…) et qui restera la machine principale.

 

- Faut-il craquer pour un Netbook si l’on est photographe ?

La réponse est sans détour : oui. Avec 120Go de mémoire, on a devant soit un vrai videur de carte hautes performances qui sait lire tous les formats de fichiers, sait traiter les RAW, communique facilement et équipé d’un écran décent. En plus, il ne prend presque pas de place dans un sac photo.

 

Un Netbook comparé à PC portable 15

 

- Que reste-t-il aux vrais PC ultraportables face aux Netbook ?

Tout ce que ces derniers n’ont pas : le graveur DVD, un écran plus fin et un peu plus grand, les processeurs dual core, la connectique : line out, port Express Card, Firewire. N’oublions pas qu’un ultraportable est un PC portable en réduction, un Netbook une machine dédiée communication nomade.

 

Conclusion

Les ultra portables classiques descendant du P2020 sont arrivés à maturité tel que l’Acer Aspire 2920 mais sont toujours plus cher qu’un PC portable 15 pouces équivalent. Les Netbook essayent de se frayer une place et sont en passe de réussir grâce à des prix très agressifs et des performances correctes.

Une dernière remarque : Lorsque Microsoft aura levé les limitations interdisant à des machines plus performantes d’être équipées de Windows XP, on aura moins l’impression d’être face à des clones. Lorsque l’on lit les fiches techniques des Asus EEE 1000H, Acer Aspire One, MSI Wind U100 ou Lenovo S10 c’est l’impression principale qui ressort. C’est bonnet blanc et blanc bonnet.

Une fois levée ce bridage artificiel, le marché des Netbook sera alors innovant, donc plus mature…

 

Vivement demain et pour moi j’espère récupérer avant mi-septembre un Acer One silencieux…

 

 

 Label: informatiquephotonetbook
 
 Name: sylviane  Time: 2009-07-05 17:42:39
bonjour, j'ai lu attentivement votre article sur les netbooks et j'aimerais avoir une précision sur l'astuce permettant de faire fonction DPP ...merci
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Richard OLIER: Photographe amateur
-: Collectionneur d'arc-en-ciel mécanique

 

 

 

 

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